Aujourd’hui, la gousse de vanille de Madagascar n’a plus la même place sur le marché. Mais, elle n’en demeure pas moins incontournable. Certes, l’exportation a largement diminué au cours des dernières années. Mais les autorités sur place, et les producteurs tentent de redresser le marché pour redorer l’image de la vanille de Madagascar à nouveau. Les perspectives d’avenir sont nombreuses pour cette filière. C’est du moins l’espoir que gardent les principaux concernés.

La gousse de vanille de Madagascar : un défi économique en permanence

Depuis quelques années, pourtant, la gousse de vanille de Madagascar fait face à plusieurs difficultés. Les diverses crises que la filière a rencontrées durant les 20 dernières années ne lui ont pas permis de conserver la première place sur le marché. On parle notamment des tempêtes et des nombreux défis climatiques. Le réchauffement de la terre occasionne des sècheresses à certains moments de l’année et de trop fortes précipitations pendant certaines saisons. Ce qui n’est pas idéal pour la production des orchidées. La quantité et la qualité des vanilles ont donc tendance à baisser.

La crise sanitaire n’a pas arrangé la situation. La production a connu quelques revirements à cause de la situation internationale. Depuis lors, les prix sur le marché ont fluctué. Le marché s’effondre face à de nouvelles concurrences comme l’Indonésie.  Ce pays propose aussi des gousses de qualité à des prix moins cher. De quoi séduire les importateurs internationaux.

En outre, le système de production de la gousse de vanille à Madagascar est encore traditionnel. La culture est biologique. Mais, les méthodes ne sont pas toujours respectueuses de la nature. Une pratique qui pose des questions de durabilité de cette ressource sur le long terme.

Des perspectives d’avenir intéressantes

Pourtant, la gousse de vanille de Madagascar peut avoir des perspectives d’avenir intéressantes. Les autorités ont eu et prévoient encore des initiatives qui visent à redorer l’image de ce produit sur le plan international.

Tel est le cas par exemple de la mise en place de la « norme éthique ». Cela concerne par exemple la gestion des prix pour la rémunération équitable des producteurs. Mais, cela consiste surtout à mettre en place un ensemble de pratiques qui assurera la durabilité de la filière. On peut citer par exemple la gestion responsable des terres, une meilleure utilisation des ressources, le respect de la biodiversité locale, etc.

gousse de vanille de madagascar

 

On tente aussi de réduire la corruption existante dans cette filière. Pour cela, des règles de transparence ont été mises en place. Désormais, les producteurs doivent assurer la traçabilité de leur produit.

Les autorités en place envisagent également de renouveler le système de production de la vanille de Madagascar. L’objectif étant d’accélérer légèrement la durée de production. Actuellement, il faut compter 5 ans pour sortir un lot de qualité. C’est grâce à une technique naturelle et ancestrale. C’est ce qui assure aussi la saveur et l’authenticité de cette gousse. En proposant des installations plus modernes et plus adaptées, les producteurs pourraient gagner un peu de temps, tout en conservant leur technique. Ceci a pour but d’augmenter la capacité de production des plantations. Cela pourrait aider Madagascar à mieux répondre aux attentes au niveau international.

Il n’en demeure pas moins que l’année 2023 a été décevante pour les producteurs locaux. Les autorités avaient pris des mesures pour instaurer un seuil de prix à ne pas dépasser pour la vente au moment de l’exportation. Mais, face à la concurrence, elles ont dû transiger. En mai 2023, le kilo de gousse de vanille de Madagascar était alors de 220 euros en moyenne. À cela s’ajoutent les tonnes de restes de produits qui n’ont pas pu être exportés.