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Bien que la pandémie de COVID-19 affecte principalement la fonction respiratoire, les études épidémiologiques montrent que de multiples systèmes peuvent être touchés. Les complications graves de l’infection par le SRAS-CoV-2 semblent être induites par un dérèglement inflammatoire (“tempête de cytokines”), qui entraîne également une immunodépression. Plusieurs études soulignent les effets bénéfiques de la médecine ostéopathique sur l’inflammation et la dysrégulation immunitaire. Un examen attentif de la littérature fondée sur des preuves met en évidence des améliorations significatives du traitement manipulateur ostéopathique (OMT) en complément d’un traitement conventionnel. L’OMT peut améliorer l’état des patients infectés en réduisant les symptômes et en augmentant l’efficacité des traitements conventionnels. L’OMT peut également profiter aux patients survivants en réduisant les conséquences à long terme de l’infection et en améliorant leur qualité de vie pendant leur rétablissement. Cette revue présente un argument en faveur d’une prise en charge multidisciplinaire afin de garantir les contributions positives potentielles de la médecine ostéopathique complémentaire aux soins conventionnels dans la lutte contre les pandémies telles que la COVID-19.
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Physiopathologie des virus du SRAS

L’enzyme de conversion de l’angiotensine-2 (ECA2) est une protéine de surface présente dans les cellules de pratiquement tous les tissus ; son activité s’est avérée très élevée dans le côlon, le rein, la vésicule biliaire, le muscle cardiaque et le sein, ainsi que dans les ovaires, les poumons, etc. Elle hydrolyse l’angiotensine II (Ang II) en Ang-(1-7). En se liant à ses récepteurs spécifiques (AT1R), l’Ang II induit une production de cytokines qui entraîne une inflammation locale, une fibrose, un stress oxydatif et une vasoconstriction. La fixation de l’Ang-(1-7) sur ses récepteurs spécifiques (MAS-R) produit des effets opposés.

Les virus du SRAS envahissent les cellules hôtes en se liant spécifiquement à l’ACE2 et en induisant sa régulation négative. Cela conduit à une surproduction compensatoire d’Ang II par l’ACE, ainsi qu’à un taux très faible d’hydrolyse de l’Ang II en Ang-(1-7). Ainsi, le principal processus permettant d’expliquer le SRAS (et le taux de mortalité élevé qui en résulte) est l’hyperinflammation virale apparente qui en résulte.

Modulation de l’OMT dans les maladies inflammatoires et immunitaires

La lymphe est connue pour supprimer l’inflammation, principalement en régulant les cytokines ; elle augmente également la perméabilité des cellules endothéliales, distribue de nouveaux leucocytes et des études in vitro ont montré que la lymphe peut inhiber l’activité des macrophages et ralentir l’apoptose des neutrophiles.

Une catégorie spécifique de techniques d’OMT, communément appelées “techniques de pompage”, est utilisée pour favoriser la circulation lymphatique.
Les techniques de pompage augmentent le flux lymphatique et le nombre total de leucocytes (neutrophiles, monocytes, CD4+T, CD8+T, IgG, IgA1) dans la lymphe des canaux thoracique et mésentérique. Les techniques de pompage augmentent également la mobilisation des leucocytes dans la circulation lymphatique à partir du tissu lymphoïde associé à l’intestin (GALT), qui est “la plus grande masse de tissu lymphoïde de l’organisme” et produit 60 % du total des Ig quotidiennes, qui sont ensuite sécrétées dans le tractus gastro-intestinal). Continuez votre lecture sur cet article